Cette année, je vis seule...

Cette année, je vis seule...
Le super canon me prit dans ses bras. Nos lèvres s'approchèrent et...
"Wahihahaharrharrhuhuhuhuhuuuuuuuuuuuuuu"
*pof*
mgn, ya une autruche dans l'appart ou quoi ? Ah ben non c'est juste la voisine du dessus qui rit.
"criiiiiiiiiii" *bruit d'un meuble qu'on déplace*
Ils déménagent ou quoi ? Quelle heure ils est, déjà ? 7h34... SEPT HEURES TRENTE-QUATRE !!?? Mais on est samediiiiiiiiiiiiiiiii...
"toctoctoctoctoctoc"
Tain, jvais te les faire bouffer tes putain de talons, saloperie !
"toctoctoctoctoc" *cause toujours*
Bon, il ne reste plus qu'une solution... les boules quiès...
*silence d'aquarium*
Aaaaaaaah... Maintenant j'aimerais bien revenir dans mon rêve, siouplait !
"bo-bom, bo-bom, bo-bom"
Quoi encore !? Ah, ce sont les battements de mon coeur. Bon, où j'en étais ?
Une prof dont je tairai le nom inscrivit le sujet du partiel au tableau. "Quelle a été l'évolution des bibliothèques suédoises du XVIIème siècle ?" Je fixai ma feuille blanche, me demandant comment je m'en sortirais cette fois...
*Une courte ellipse, et nous voilà en plein milieu de l'après-midi*
Elle continuait de regarder la mer rejeter des cadavres, encore et encore. Le mal était plus profond. Elle ne savait pas ce qui causait cette torpeur, mais il ne s'agissait pas d'honneur. Elle ne voulait pas y penser, de toute façon. Elle préférait se laisser dégringoler dans la mélancolie, les oreilles noyées dans le son de cette interminable pluie, entrecoupée par les chocs sourds des monstres morts rejetés par les vagues...
"PROUT"
"AH NON T'ARRETES DE ME PETER DESSUS, T'ES DEGUEULASSE !"
Tiens, drame au troisième étage, une rupture déchirante dans un couple en déclin...
Reprenons.

"Qu'est ce qui m'arrive ? se demandait-elle, parfois. Elle voyait également cette question briller dans les yeux d'Arto. Arto... Parti depuis deux jours sur la mer houleuse, parti en colère. Pas revenu.
Une ombre se faufilait entre les masses grises. Dedarya la suivit des yeux...
"
"PUTAAAA! OOOOOCHHHHHH ! PUTA PUTA !"
Ah, le Rital d'à côté a encore invité un copain pour voir un match de foot... C'est fou ce qu'ils peuvent se prendre le chou pour une baballe...
"Huiiiihihihihihihi"
La voisine ? Ah non, LE voisin.
"PUTAAAAAAAAAA !"
Mon royaume pour une pokéball...
Reprenons.

"Un petit animal s'avançait. Sa fourrure détrempée était collée à son corps famélique et sa longue queue traînait dans la boue, mais elle le reconnut immédiatement..."
"Oooooh oui ! oui ! oui ! oui !"
Ah, apparemment le couple du dessus n'est pas encore disposé à rompre. Bon, jvais fermer la fenêtre, jveux pas entendre ça.
*silence relatif*
"crouicrouicrouicrouicouic"
RAAAAAAAAAH mais comment jvais finir mon roman avec ça dans les oreilles ???


Moi, vivre seule ? Hum, je n'en suis plus si sûre...

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 13:05

L'oniromancien s'en mordrait les doigts !

-Mais lui, tout le monde l'adore, la contrai-je en descendant du métro.
Mes pieds se posèrent sur l'herbe, l'un après l'autre. Le métro s'en fut silencieusement, contournant le sapin et les ronces. Rébecca me suivit en babillant. En quelques pas, je longeai la clôture de mon jardin. Mes yeux coururent le long des branches de mon cerisier, aucunement paré de fruits.
Rébecca, intarissable, me parlait de ce garçon. D'humeur facétieuse, j'élevai les mains au-dessus de ma tête. Aussitôt, les gens disparurent et je fus seule dans le champ, entourée de mûriers et de pommiers du Japon.
La voix de Rébecca claironna à mes côtés : "Maylis ? Maylis ? Ah, je vois, tu as changé de dimension !"
Elle éclata de rire, car elle savait que je la taquinais.

Je m'éveille, me frotte les yeux.
Je suis chez ma grand-mère, dans cette chambre où, des années plus tôt, dormit un sorcier.
Et là je me dis...


N'importekwaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ><
L'oniromancien s'en mordrait les doigts !
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# Posté le jeudi 09 juillet 2009 15:34

Si t'as pas d'amis, prends un Curly

Après Filou, Toccata, Filou II, Praline, Juliette, les poules, les poissons, les têtards et autres bestioles... La ménagerie s'agrandit !

Je vous présente Curly le chaton, qui tient dans la paume de la main, aime le poulet, et, lorsqu'il se sent seul, pousse des miaulements brisés...
Si t'as pas d'amis, prends un Curly

# Posté le mardi 30 juin 2009 09:04

Welcome to penguinland

Welcome to penguinland
Parce que jmets pas souvent de photos de moi.
Parce je mesurais enfin 1m60.
Parce que jme demandais justement ce que je foutais là en rose de soirée.
Et parce que en fin de soirée je ne ressemblais plus DU TOUT à ça.

Parce que c'était finalement un PUTAIN D'BON MOMENT.

Et que le Tarriquet doux c'est vachement bon ^^

# Posté le mercredi 03 juin 2009 14:15

Deuil mon cul.

Deuil mon cul.
"Bon ça suffit les enfants, maintenant assez joué, vous allez reprendre les cours et les exams vite fait ! "

Bandes de mous.

Les gens ils devaient nous prendre pour des fous, des ignorants, des blazés-de-la-life, des fanatiques, des négationnistes, que sais-je encore.
Mais ces gens-là, on ne les a pas vus... On a dû les effaroucher...
Enfin bon, si quelqu'un, par curiosité, voudrait savoir ce que c'était, la mobilisation, je lui répondrais ceci :

2007. Tout a commencé par une rumeur en plein cours de milieu professionnel. J'ai entendu la manifestation, non loin de là, sur les coups de midi. J'ai senti mon estomac fourmiller. J'aimais les manifs, c'était marrant. J'en avais fait quelques unes, au lycée. Puis, le lendemain, en cours de bibliographie, des étudiants de carrières sociales ont fait irruption au milieu des catalogues d'une époque lointaine pour nous avertir qu'ils nous attendaient. On les a rejoints et on a mangé avec eux.
Plus tard, une AG dans le plateau TV. Lila voulait proposer une occupation, puisque le blocage était impossible. Mais les membres du comité n'ont pas entendu.
Une affiche. "Le comité de mobilisation se réunit ce soir à 18h, venez nombreux". Ça tombe bien, le cours de bibliographie se termine à ce moment là. Lila me dit "si on y allait ?" Je ne suis pas très chaude sur ce coup-là, la politique ne m'a jamais vraiment intéressée, et franchement je ne sais même pas de quoi ça parle, la loi... Comment s'appelle la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, déjà ? Finalement, elle me décide et c'est le commencement d'une longue, très longue aventure...
A partir de ce jour-là, nous avons participé à tout ce que le comité organisait. Lila a été présidente d'une AG. J'ai dessiné le logo du comité qui figurerait sur nos tracts. Nous avons fait voter l'occupation. Nous avons ri devant les arguments pro-LRU. Nous avons lu la loi Pécresse. Nous avons manifesté. Nous nous sommes rendues à des AG ailleurs, à un comité inter-fac. Nous avons rencontré beaucoup, beaucoup de gens. Certains avaient le bagout, d'autres... pas. "Ca, ça s'appelle la solidarité" "L'Etat fait des réformes uniquement pour faire du fric"
Mon meilleur souvenir, c'était ce moment dans le tram, à minuit, où on chantait, où on disait bonjour à ceux qui entraient, au revoir à ceux qui sortaient, où on balançait des slogans de droite...
Mais ce n'était pas toujours drôle. On s'est épuisés à gueuler sans réponse ni soutien. De partout on attaquait notre légitimité, même lorsqu'on a organisé un vote à bulletin secret. Comment faire en sorte que les gens viennent au comité ? ou en manif ? Car les gens votaient leurs vacances, pas de doute !
Une semaine avant les vacances de Noël, nous sommes allés à Bordeaux 3 pour un vote à bulletin secret. Sans prendre le temps de manger (de toute façon, on avait perdu le rythme, on sautait un repas sur trois) nous avons foncé vers Bordeaux 1, où une salle menaçait d'être débloquée de force. On s'est enfermés dans le local. Il y avait plus d'étudiants extérieurs que d'étudiants de Bordeaux 1. Déjà, on nous donnait des conseils. "Si les CRS vous attrapent, surtout ne faites aucun geste. S'ils vous embarquent, criez votre nom. Ecrivez le nom d'un avocat sur votre main. Si une bombe lacrymo vous atteint, ne fermez pas les yeux, gardez-les grands ouverts. Ya du sérum physiologique et du coca pour soulager la douleur." On n'en menait pas large. Finalement, les CRS ne nous ont pas délogés. Cependant, nous avons pu, pendant ces heures interminables, prendre conscience de tout ce que nous étions prêts à investir dans ce que nous croyions.

Le lundi, nous avons appris le résultat du vote à bulletin secret : la fac était débloquée. Le comité a décidé qu'il ne soutiendrait pas la reconduite du blocage.

Le mouvement est mort.

Mort pour mieux renaître...

# Posté le samedi 23 mai 2009 16:59